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Samedi 6 octobre 2018

Fest-Noz de Meaux avec :

- à 19 h 45, initiation à la danse bretonne

- à 21 h, Fest Noz avec HON DAOU, AROUN et KROAZHENT

Salle « LE COLISEE »

73, avenue H.Dunant

Entrée : 9 €

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Coup de Cœur du mois d'octobre 2018

Ce Coup de Cœur post-rentrée va nous faire voyager loin de la Bretagne (au Japon) sans pour autant la quitter par l'intermédiaire du magazine Littoral. Ce rendez-vous consacré aux gens de la mer est diffusé sur France 3 Bretagne chaque dimanche à 12h55 et rediffusé sur France 3 le lundi à 9h20.

Le documentaire que je vous propose dure 26 mn et s'articule autour de la culture japonaise qui révolutionne véritablement les usages du milieu de la pêche et de la gastronomie au travers trois destinations.

Tout d’abord à la criée de Quiberon, une des rares à vendre du poisson vivant. Mais c'est surtout l'Ikejimé, une technique de pêche originaire du Japon que l'on découvre avec Daniel Kerdavid, patron pêcheur de Quiberon qui en est un fervent adepte. L'Ikejimé que l'on peut traduire par “mort vive” est une technique d'abattage qui limite le stress du poisson et bloque la dégénérescence de la chair de l'animal. Les grands chefs étoilés s'intéressent de plus en plus à ce procédé pratiqué depuis des centaines d'années au Japon et l'Ikejimé est en train de faire son chemin chez les pêcheurs français. A bord de son bateau, le Miyabi, Daniel Kerdavid tente de faire évoluer la pêche vers le respect et la valorisation des poissons capturés.

Puis, nous prenons la direction de l'usine Makurazaki à Concarneau pour suivre la fabrication d’un ingrédient essentiel dans la composition de la célèbre soupe Miso à base de thon listao.

En guise de conclusion, Xavier Pinsec, esthète de la culture et de la gastronomie nippone confectionne des sushis avec la complicité de son épouse japonaise. Un moment privilégié auprès de ce maître sushi brestois reconnu par ses pairs japonais.


 

Si vous voulez en savoir plus sur Daniel Kerdavid et pourquoi pas lui commander du poisson, rendez-vous sur son site

Pour voir en replay d'anciens numéros du magazine Littoral, dirigez-vous sur cette page.

Coup de Cœur du mois de septembre 2018

Un Coup de Cœur un peu particulier car je l’oppose à un fort Coup de Pied décerné à un critique d’art (vous savez, ces gens qui s’autorisent à donner leur avis alors qu’eux n’ont bien souvent jamais rien créé, écrit ou composé…).

La Vallée des Saints est située à Quénéquillec dans la commune de Carnoët (Côtes d’Armor), au cœur de la Bretagne, à 15 minutes de Carhaix.

L’association La Vallée des Saints créée en 2008 ambitionne d’y implanter 1 000 sculptures monumentales taillées dans du granite breton.

Les premières sculptures ont été installées en août 2009 et le 28 juillet 2018, la statue de Saint Piran (Peran en breton) s'est élevée pour l'éternité sur le site. Doublement symbolique car sculpté en Cornouailles anglaise et 100éme saint à occuper la motte féodale qui offre de surcroît une vue à couper le souffle avec un 360° sur tout le Poher.

On peut y voir la confirmation que ce qui pouvait passer pour un projet fou lancé par Philippe Abjean et Sébastien Menguy, il y a maintenant dix ans devient réalisable grâce à l'engagement de nombreux particuliers et entreprises qui participent au financement d'une sculpture, des infrastructures du site ou au fonctionnement de l'association.

Chaque année, les visiteurs peuvent assister aux chantiers de sculptures Une sculpture revient à 15 000 euros avant réductions fiscales (déduction de 66% pour un particulier et 60% pour une entreprise).

Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si ce n'était la publication, début août, dans le journal Libération d'un article intitulé « Bretagne : ces saints que l'on ne saurait voir » par le critique d'art Jean-Marc Huitorel. Il voit dans la Vallée des Saints une subtile escroquerie qui confond art et idéologie, tourisme et culture. Il déplore l'unanimité autour du lieu souvent qualifié d'île de Pâques bretonne alors même que selon lui il existe de nombreuses failles idéologiques, économiques...et artistiques.

Philippe Abjean, l'un des fondateurs, a répondu de façon certes plus concise mais néanmoins claire.

Vous trouverez ci-après les textes de chacun des débatteurs. A vous de vous forger votre opinion.

Bretagne : ces saints que l'on ne saurait voir

Par Jean-Marc Huitorel, critique d'art

La réponse de Philippe Abjean

Au printemps 2018, en Bretagne, on annonce le débarquement à Paimpol de la statue de Saint Piran, patron de la Cornouaille britannique. Pour cette raison sculptée Outre manche, et après quelques haltes dignes des saintes reliques, elle achèvera son périple parmi ses semblables sur le site dit de la Vallée des saints, à Carnoët, petite commune des Côtes-d’Armor, en lisière du Finistère.

Ce sera la centième sculpture réalisée à ce jour. Conçu il y a une dizaine d’années par Philippe Abjean, ancien prof de philosophie, le projet consiste à réunir sur la colline Saint-Gildas (drôle de vallée…), à une échéance non précisée (l’éternité étant le plus fréquemment évoquée…), le millier de saints que compterait le panthéon breton, diversement reconnu par l’église de Rome. Philippe Abjean est un fervent catholique, proche des missions africaines, à qui l’on doit la restauration du Tro Breiz (comme à Pierre de Coubertin celle des Jeux olympiques), antique pèlerinage qui reliait les sept évêchés de Bretagne.

Des chiffres récents placent la Vallée des saints sur le podium des destinations touristiques les plus fréquentées des Côtes-d’Armor. Objectif visé : 500 000 voire un million de visiteurs par an. L’esprit d’entreprise de Philippe Abjean ne s’arrête pas là puisqu’il projette d’installer une Cité de la paix, reconstitution d’habitats traditionnels des cinq continents, en lien avec les milieux missionnaires, dans le nord du Morbihan. La presse régionale, comme hypnotisée, se pâme d’admiration devant la Vallée des saints que l’on n’hésite pas à qualifier d’«île de Pâques bretonne». Le monde économique, comme la classe politique, n’est pas en reste. Bref, une impressionnante unanimité réflexe face à quoi les rares voix discordantes semblent de peu de poids. Nul doute que ce projet, si sa montée en puissance se confirme, va bouleverser – mais dans quel sens ? – le paysage physique, social et économique d’un Centre Bretagne en déclin et qui, de ce fait, accueille avec reconnaissance toute idée susceptible d’y créer activité et donc emploi. Quoi de plus légitime ?

Sur la page d’accueil du site internet de l’association on lit : «Un projet fou pour l’éternité», dont l’objet est «la sauvegarde, la découverte et la promotion de la culture populaire bretonne liée aux saints bretons sous la forme de création artistique». L’accès au lieu est libre et gratuit, sa rentabilité s’évaluera à l’aune des activités et des produits dérivés. S’agissant de la production (aménagements de l’accueil et des abords, financement des statues, etc.), un maître mot : mécénat. Une fondation est également créée et les pouvoirs publics, le Conseil régional par exemple, soutiennent financièrement l’entreprise. Chaque sculpture s’estime à environ 15 000 €. Mais si on utilise les dispositions de la loi mécénat, c’est deux fois moins cher, ce qui fait que, par ricochet, ce sont tous les contribuables qui payent. On peut participer aux commandes, modestement ou très largement, selon sa volonté et ses moyens. Plus de deux mille personnes privées se sont engagées et le fleuron de l’industrie, du commerce et de la banque en Bretagne ainsi que le lobby du granit, soutiennent matériellement une idée aux prémisses et aux implications qu’il convient de décrire. On sait le commentaire par lequel Althusser approfondit l’articulation que Marx posa entre «base économique» et «superstructure idéologique».

La Vallée des saints illustre parfaitement le stade suivant, marqué par l’intime imbrication de l’idéologie et de l’économie sous la bannière, si l’on peut dire, d’un néolibéralisme à la sauce bretonne qui cache habilement sa véritable nature (c’est bien la caractéristique de l’idéologie même, et du néolibéralisme en l’occurrence, que de se dissimuler sous les habits du pragmatisme, de l’expertise et de l’évidence). Le substrat conceptuel et stratégique de la Vallée des saints émane peu ou prou d’un think tank connu sous le nom d’«Institut de Locarn», une localité voisine de Carnoët, et dont l’idée fondatrice est que le développement économique revêt intrinsèquement la forme de la guerre, et que dans cet agôn, il est bon et efficace de s’armer de symboles culturels. Fi donc des distinctions byzantines entre hardware et software. Appliquée à la Bretagne, riche de traditions fort prisées (sa musique, ses danses et ses costumes, ses produits locaux), cette stratégie de fusion de l’économique et du culturel pourrait bien être payante et faire d’une région périphérique l’un des nouveaux «tigres celtiques», comme on parlait il n’y a pas si longtemps des «tigres asiatiques», et dont l’Irlande est le symbole.

Il n’est point besoin par ailleurs d’une grande perspicacité pour se convaincre de la teneur éminemment catholique et plus largement chrétienne d’une entreprise qui s’inscrit dans ce vaste mouvement d’affirmation des racines chrétiennes de l’Europe dont on sait et les porteurs et les objectifs : culte des héros, des morts et… des saints, reconstruction d’un passé mythifié, renouveau spirituel, revendication identitaire face aux dangers du multiculturalisme amplifiés par les récents phénomènes migratoires. Vieille antienne. Articulé à l’antique irrédentisme breton, tout cela se plaît à flatter le sentiment d’appartenance, sinon le nationalisme. Et quid de la proposition «artistique» ?

Une centaine de statues, mesurant entre trois et six mètres de hauteur, est pour l’heure érigée sur la colline, autour d’un tumulus certes fouillé par les services archéologiques, mais fort menacé par l’invasion massive de ces mastodontes et dont le voisinage pourrait receler de nouvelles et intéressantes données. Ces mêmes services archéologiques tirent la sonnette d’alarme quant à la préservation de la zone et se réservent la possibilité d’investigations futures. Mais à la Vallée des saints, on préfère la plasticité des mythes et des légendes à la rigueur de l’histoire, les approximations de l’imaginaire aux recherches scientifiques, hélas moins complaisantes.

Les statues, on l’a dit, sont en granit, en granit breton, ce point est fondamental. Confiées à une quinzaine de tailleurs de pierre répondant à un strict cahier des charges, elles arborent des styles divers mais que réunit une inclination prononcée pour le «pseudo» (plutôt que pour la copie) : pseudo-médiévales, pseudo-exotiques, pseudo-modernes. Pseudo-médiévales en priorité. Comme au temps des cathédrales et de l’art chrétien, comme avant, parce qu’avant, c’était mieux. Évidemment aucun lien avec une quelconque histoire de l’art récent, avec la moindre contemporanéité. L’art moderne, ici, n’a jamais existé ou bien par flash de kitsch surgis de l’inconscient des burins ; alors vous pensez bien, l’art contemporain… Non, juste un espoir de photogénie publicitaire (l’île de Pâques, toujours).

Et les voilà fichées en terre (pas si solidement si l’on raisonne en termes de sécurité, comme il commence à se dire ici et là), disposées à la va-comme-je-te-pousse, faisant manifestement davantage confiance à un futur effet de masse qu’à la qualité du rapport d’échelle, qu’à l’architecture paysagère, qu’à l’agencement au sol. Sur ce chapitre, force nous est de constater qu’avant c’était mieux, vraiment mieux… Et quand on apprend que parmi les nombreux projets à sortir des cartons se trouve celui d’une école de sculpture monumentale (« la première en Europe »), on en frémit.

Mais ce n’est pas de l’art qu’on vient chercher ici, comme le montre clairement la teneur des visites guidées, ce sont des histoires à entendre, des légendes comme les enfants les aiment. Et par-dessus tout du spectacle, de l’effet spécial, un décor où le granit, paradoxalement, devient carton-pâte. On assiste alors à l’élaboration d’un kitsch qu’on pourrait appeler de seconde génération. Le premier kitsch, celui que décrit Clement Greenberg, avait été produit par la société industrielle et consistait en objets de série massivement répandus et consommés, souvenirs de vacances, produits dérivés… On le trouvait vulgaire et on s’en délectait. On est comme ça. Il fait toujours florès.

Le second, en revanche, avance masqué et son cheval de Troie se nomme «authenticité», «artisanat», «fait main». Il puise ses formes et ses modèles dans la banque occulte d’un passé merveilleux : si c’est en granit, c’est forcément authentique. C’est de ce kitsch-là que relèvent les statues de la Vallée des saints. Umberto Eco, dès 1985, dans la Guerre du faux, avait remarquablement analysé cette propension contemporaine, américaine le plus souvent à son époque, chinoise plus récemment, mondiale désormais, à se fabriquer une histoire par l’élaboration d’objets symboliques reconstitués. Ici, en Bretagne, on atteint des sommets d’illusionnisme ripoliné : on parvient à produire des faux sur place avec les matériaux locaux ! Jeff Koons apprécierait ! Et si ce ne sont pas des copies, on dirait bien pourtant qu’il s’agit là de répliques en granit dont les originaux seraient en cire ou en plastique. Il en faut pour tous les goûts, nous répète-t-on à l’envi. Certes, n’était ce sentiment diffus d’une subtile escroquerie qui consiste, sous couvert d’un soi-disant art soi-disant populaire, à nous faire prendre les vessies pour des lanternes, l’idéologie pour l’art, l’économie touristique pour la culture, le tout avec la bénédiction admirative des diverses représentations économiques et politiques régionales dont on peut légitimement se demander ce qu’elles soutiennent et défendent vraiment dans ce type d’initiative.

Philippe Abjean a décidé de réagir. Contacté par téléphone, il explique "je ne pensais pas répondre au départ mais après c'était surtout pour défendre les sculpteurs et leur travail" tout en estimant que la critique peut être légitime. Il ajoute "il y avait aussi une telle violence, un tel parti pris et de mépris" qu'il a adressé une réponse dont voici l'intégralité, au critique d'art.

"La Vallée des Saints ? Un lieu de transmission"

"Que le journal Libération, par la plume d’un critique d’art autoproclamé, s’en prenne de façon aussi violente à la Vallée des Saints était attendu – ce n’est pas la première fois – et vaut même consécration. Je reconnais volontiers que nos rudes sculpteurs bretons n’entrent pas dans les canons esthétiques d’une pseudo intelligentsia qui se pâme, à longueur de colonnes du même journal, devant un "Piss Christ" de Serranou ou un Domestikator, façon structure monumentale levrette - sodomie exposée en plein Paris.

Le débat est légitime et le projet n’exige nullement l’unanimité mais quelle avalanche de mépris à l’encontre de nos artistes renvoyés à "des flashs de kitsch surgis de l’inconscient des burins". Dévoré par une crise de christianophobie aiguë, le polémiste ne comprend rien à la Vallée des Saints. Nous l’aurions volontiers renseigné si l’honnêteté intellectuelle l’avait conduit à nous interroger.

La charge jargonnante de M. Huitorel contient tellement d’erreurs et de contre-vérités que la place manque pour y répondre point à point. Comment parler, par exemple, de "lobby du granit" quand les responsables de nos carrières peinent à maintenir des centaines d’emplois face à l’impitoyable concurrence du granit chinois et indien ? Comment parler de "fleuron de l’industrie, du commerce et de la banque", à l’œuvre derrière ce projet, quand ce sont des milliers de petits souscripteurs de tous les départements bretons qui se mobilisent derrière lui ?

 

J’assume cet héritage spirituel et culturel

En réalité, résumé dans le titre de Libération, "Ces saints que l’on ne saurait voir ", le crime dont nous sommes coupables à en croire ce pamphlet parsemé de références à Marx et Althusser, est de faire mémoire des "racines chrétiennes" de la Bretagne qui seraient un frein au "multiculturalisme amplifié par les phénomènes migratoires". Tout est dit. Nous devrions gommer notre histoire, débaptiser nos communes porteuses du nom d’un saint, bientôt raser nos églises et nos calvaires, laisser place à une sous-culture mondialisée et à un art déraciné… Pas de chance M. Huitorel. Ce combat je le revendique, j’assume cet héritage spirituel et culturel breton, ne vous en déplaise. Car je sais combien une culture est vivante et combien les totalitarismes commencent par l’effacement des mémoires collectives…

Alors, puisque vous l’ignorez, je vais vous dire quel est le secret de la Vallée des Saints ? Elle est un lieu de toutes les transmissions. Transmission de son histoire lointaine, celle des migrations d’Outre-Manche à l’époque mérovingienne, en offrant aux chercheurs une exceptionnelle opportunité d’explorer plus avant ces temps obscurs de la naissance de la Bretagne. Transmission culturelle à travers la valorisation de ces récits de fondation que sont nos mythes et nos légendes que vous semblez renvoyer à l’imaginaire d’un peuple primitif. Transmission artistique tant il est vrai que nos sculpteurs ne se contentent pas de copies mais ajoutent à leur création leur sensibilité, leur humour, leur sens du détournement. Transmission spirituelle aussi bien sûr. Mais votre grille de lecture marxiste ne vous permet pas de comprendre cela…

À défaut d’être espagnole, la Vallée des Saints est une auberge bretonne où le visiteur est libre de sa lecture. Et, puisque vous dites que "vous en frémissez d’avance", je suis heureux de vous dire que nos lourdes statues qui ne trouvent pas grâce à vos yeux seront encore en place dans un millier d’années. Et sans doute davantage…"

Coup de Cœur du mois d'août 2018

Une fois n'est pas coutume, je vous propose plusieurs Coups de cœur pour ce mois d'août. Il s'agit de destinations vers des animations, expositions ou spectacles localisées en Bretagne. Dans la liste (non exhaustive) ci-dessous, vous n'avez que l'embarras du choix pour vous évadez.

Exposition Scènes de crimes : enquêtes aux Archives du Morbihan (Vannes)

Fin  : 16 septembre 2018

Parricide, empoisonnement, infanticide, crime passionnel, banditisme… autant de crimes qui interrogent sur la violence dans la société morbihannaise à un instant précis et sur la justice rendue. À travers cette exposition, le visiteur est immergé au cœur de dix enquêtes criminelles du Morbihan survenues entre le 18ème et le 20ème siècle. Il se tient  tour à tour à la place de l’enquêteur, d’un juge et, peut-être, l’espace d’un instant, à la place de l’accusé(é)…

Une application multimédia spécialement créée pour l’occasion vous aide à collecter les indices. Vous choisissez une affaire puis découvrez le déroulé du crime. L’application fournit des bonus visuels ou sonores qui permettent d’approfondir un angle de l’enquête. Vous passez ainsi de la scène au procès jusqu'au verdict avant de bénéficier d'un éclairage passionnant sur ce que révèle le crime de la société de l'époque.

Parallèlement, des documents originaux conservés dans les dossiers judiciaires vous sont présentés : croquis de scènes de crimes, rapports d’autopsies, dépositions des témoins, interrogatoires des accusés, reconstitution des faits… Prêt à venir mener l'enquête ?
Arriverez-vous à vous échapper en moins de 30 minutes ?

En complément de l’exposition, une des dix affaires est traitée sous la forme d’un "escape game".
1929, quelque part dans la campagne morbihannaise. La gendarmerie est alertée car il semble qu’un crime ait eu lieu dans l’une des maisons du village du Gué-aux-Biches. L’occasion est trop belle pour un jeune lieutenant de gendarmerie stagiaire de faire la preuve de ses talents...

Exposition de photographies de Guy Le Querrec, conteur d'image (Rennes)

Entre 1965 et 1980, il capture plus de 5 000 clichés de la Bretagne, entre le Morbihan et autrefois les Côtes-du-Nord (aujourd'hui les Côtes-d'Armor). Sur celles-ci, le public peut observer, en noir et blanc, la vie quotidienne, familiale et laborieuse des Bretons. Un moyen de découvrir les mutations territoriales et démographiques de la Bretagne entre cette époque et aujourd'hui.   

Les photographies de Guy Le Querrec sont exposées au Musée de Bretagne à Rennes jusqu'au 26 août, du mardi au dimanche, l'après-midi.Horaires à consulter sur le site internet. Le plein tarif est de 6€. 
 

Exposition Henry Moore, sculpteur (Landerneau)

Henry Moore est un sculpteur britannique influent du XXème siècle.
Ses sculptures aux formes organiques sont exposées dans le monde entier et du 10 juin au 04 novembre 2018 à Landerneau. Une partie des œuvres s'installe dans la rue. Un moyen de rendre accessible l'art aux habitants Landernéens. Le reste de l'exposition est à découvrir aux Fonds Hélène & Edouard Leclerc pour la culture aux Capucins. 
L'exposition dévoile un choix d’œuvres emblématiques de l'artiste, tournant autour des thèmes de la mère et l'enfant, la figure couchée et les rapports de formes intérieure/extérieure. Elle révèle également l'évolution du style de l'artiste. 

 

Plus de 100 sculptures en plâtres, bronzes, bois et pierres, ainsi que 80 dessins sont à découvrir tous les jours. Le plein tarif est de 8 €.
 

Collection Pinault "Debout !"  (Rennes)

Le Couvent des Jacobins et le Musée des Beaux-Arts à Rennes exposent une soixantaine d'oeuvres contemporaines, de la Collection Pinault, jusqu'au 9 septembre. 
Une grande partie de ces œuvres n'ont jamais été présentées au public. Pourtant certaines sont le fruit d'artistes mondialement connu tels que Maurizio Cattelan, Marlene Dumas, Bertrand Lavier ou encore Thomas Schütte. Pour les autres, elles sont issues d'artistes émergents découverts par la Collection Pinault. 

"Debout !" montre que, à travers les siècles, l'Homme finit toujours pas se relever. Cette exposition aborde des sujets d'actualité comme la guerre, les conditions de travail, l'immigration, le colonialisme,  etc...

A découvrir du mardi au dimanche, horaires à consulter en ligne. Le plein tarif est de 10€.
 

Le Talisman de Paul Sérusier, une prophétie de la couleur (Pont-Aven)


Le Talisman est présenté pour la première fois au Musée de Pont-Aven en 1986. Trente deux ans plus tard, le tableau est de retour et est l’œuvre phare d'une exposition. Il fut peint par Paul Sérusier au Bois d'Amour à Pont-Aven en 1888. Sous les conseils de son ami Paul Gauguin, l'artiste réalise une esquisse qui fait abstraction de la réalité. Néanmoins les principaux éléments du paysage sont identifiables. 
 
Le Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France (C2RMF) a analysé, pour la première fois, le support du tableau. Il s'agit d'un panneau de bois traditionnel, couramment utilisé pour les esquisses en plein air. Il n'y avait pas eu de préparation du support, ce qui souligne la spontanéité de l’œuvre. 
L’œuvre est exposée jusqu'au 6 janvier dans sa ville d'origine. Il retournera au Musée d'Orsay du 29 janvier au 28 avril 2019. 
Le Talisman est accompagné de quatre-vingts œuvres de Paul Gauguin, Émile Bernard, Maurice Denis, Édouard Vuillard, Georges Lacombe, Ker-Xavier Roussel, Charles Filiger, etc. Chacune montre que les paysages bretons ont permis le basculement de la peinture postimpressioniste à la modernité. 

Le plein tarif est de 8€.

 

L'Enfant dans la peinture bretonne (Le Faouët)

Le musée du Faouët expose les œuvres des peintres et dessinateurs bretons qui se sont penchés sur le thème de L'enfant entre le XIXème et le XXème siècle. Qu'il soit heureux ou vit des moments difficiles, les artistes ont tenu à le représenter triste, joyeux, joueur, studieux, etc. 

L'exposition montre également l'intérêt témoigné pour la jeunesse au cours des décennies. 
150 œuvres sont exposées du 30 juin au 7 octobre, elles sont accompagnées d'un ouvrage illustré et documenté. 

Le plein tarif est à 5€, horaires à consulter en ligne
 

Exposition "La fabuleuse odyssée des épices"  (Ploëzal)

" La fabuleuse odyssée des épices " est disponible à La Roche Jagu à Ploëzal jusqu'au 30 septembre. 
Cette exposition polysensorielle retrace l'histoire des routes des épices et leurs usages de l'Antiquité au XXIème siècle. En passant par le poivre d'Inde, la cannelle de Ceylan, le curcuma et bien d'autres, le spectateur voyage aux quatre coins du globe et à travers les âges. 

L'exposition aborde des thématiques variées comme la botanique, la géographie, l'histoire, la pharmacologie, l'alimentation, etc. 

A découvrir tous les jours. Horaires à consulter sur le site internet. Le plein tarif est de 5€.

Sans oublier également :

La Vallée des Saints à Carnouët, sur la colline de Quenequillec, qui vient de fêter son 10ème anniversaire et inaugure sa 100ème sculpture monumentale, à l'effigie de Saint Piran, saint patron de Cornwall.

Le Festival de la photographie de La Gacilly (plus d'infos).

Coup de Cœur du mois de juillet 2018

Alors qu'actuellement se déroule la Coupe du Monde de football dont il est difficile d'ignorer le moindre fait, s'est élancée depuis les Sables-d’Olonne ce dimanche 1er juillet la Golden Globe Race 2018 (GGR) dans une quasi indifférence générale.

C'est pourtant un véritable exploit sportif que vont réaliser 17 navigateurs qui devront parcourir 30 000 miles (route la plus courte) sans escale, en solitaire et pour rajouter un peu de piment, sans assistance pour accomplir un tour du monde.

Cette compétition, organisée par La Golden Globe Race Limited, société britannique, trouve sa génèse dans deux précédentes courses. D'abord, en août 1966, le navigateur britannique Francis Chichester partit de l’Angleterre pour rejoindre en solitaire l'Australie, aller-retour, via les cinq grands caps à bord de son 16 mètres Gipsy Moth IV. Il réalisa ce parcours en 226 jours (avec cependant une escale à Sydney). Sa performance inspira en 1968 le Sunday Times. Le quotidien organisa la Golden Globe, course en solitaire sans escale autour du globe, sans frais d’inscription et pratiquement aucune règle ni exigence de qualification. 

Neuf aventuriers s'élancèrent, un seul revint, le Britannique Robin Knox-Johnston  sur son 10 mètres après 312 jours de mer et 30 123 milles parcourus. Les autres connurent des fortunes diverse. Ainsi, le français Bernard Moitessier continua sa route sur l’Océan Austral et s'arrêta à Tahiti plutôt que de "revenir à la civilisation". Donald Crowhurst, quant à lui, effectua une circonvolution aléatoire dans l’Océan Atlantique, envoya de faux rapports de position, fini par perdre la tête et se suicida.


C'est pour célébrer le 50ème anniversaire de ce premier tour du monde historique, en solitaire sans escale, de Sir Robin Knox-Johnston que la Golden Globe Race 2018 a été créée avec un règlement plutôt simple. Départ des Sables-d’Olonne, accomplir le tour du monde en solitaire, sans escale, via 9 points de passage imposés. Les concurrents partent sur des voiliers de 9,75 à 10,97 mètres construits avant 1988 dont les équipements correspondent à ceux de 1968. Ils ne peuvent bénéficier d’aide à la navigation par satellite ni de pilote automatique, s'orienteront au sextant sur des cartes papier. Ils devront déterminer leurs prévisions météo et tenir leur journal de bord, écrit à la main. Ils pourront parler à leurs proches et au monde extérieur via la propagation des ondes courtes et le réseau mondial des radio-amateurs lorsque la réception le permettra.

C'est un défi pur et dur qui met l’Aventure en avant, bien avant l’objectif de « gagner à tout prix ». De nos jours, il est possible de réaliser le tour du monde en solitaire en moins de 80 jours mais sur un monocoque ultra moderne. Les navigateurs engagés dans cette course passeront environ 300 jours en mer sur leurs petits voiliers.


Pas de grandes stars parmi les engagés à cette première édition. On peut cependant retenir un navigateur célèbre, le français Jean-Luc van den Heede qui est aussi le plus âgé avec 72 ans au compteur (la plus jeune compétitrice est l'anglaise Susie Goodall avec 28 ans). Ce baroudeur a déjà accompli par cinq fois le tour du monde et est détenteur du record de vitesse du tour du monde à la voile, en solitaire et sans escale.

L'édition 2022 est déjà programmée, si vous vous sentez l'âme d'un marin hors normes, commencez à préparer votre esquif !

Je vous invite à consulter le très esthétique et documenté site de la Golden Globe Race.

Tous nos encouragements à ces valeureux aventuriers qui s'engagent dans une démarche à contre courant des pratiques actuelles : utiliser les dernières technologies pour améliorer encore et toujours les performances humaines...
 

Coup de Cœur du mois de juin 2018

Mon Coup de Cœur de ce mois échoit à Christophe Garcia.
C'est un artiste un peu particulier car il créé des œuvres éphémères qui s’exposent sur les plages de Carnac (56).
En appliquant une méthode rigoureuse, il commence par dessiner, dans le sable humide, un cercle. Puis, il compte ses pas pour tracer une esquisse de lignes et de formes géométriques avec un bâton. Ensuite, il réalise les contrastes avec un râteau à gazon. Des outils rudimentaires pour un effet étonnant faisant apparaître des fresques géantes.
Ses réalisations mesurent plus de 50 mètres de largeur pour les plus grandes.

Bien que géantes, elles ne pèsent pourtant pas lourd face à l'océan et ses vagues, elles vivent le temps d’une marée basse. L'artiste se bat donc contre la pendule, et pour cause : sa toile de sable n’a une durée que de 4 à 5 heures. Le temps pour la mer de remonter et d’effacer son œuvre. Des conditions de réalisation qui imposent réflexion et précision à deux-trois centimètres, assure l’artiste, qui possède tout de même un bac + 5 en mathématiques.

C'est en prenant de la hauteur que l’œuvre se révèle complètement.

Christophe Garcia souhaite maintenant investir dans du matériel photographique car la photo est le seul moyen de garder une trace  de ce « beach art » monumental.

Vous pouvez juger de la beauté de ses réalisations en consultant sa page Facebook et son compte Instagram.

Peut-être le croiserez vous sur une plage morbihannaise cet été...

Coup de Cœur du mois de mai 2018
Mon Coup de Cœur de ce mois est consacré au Tradi'deiz 2018 organisé par la confédération Kendalc’h.
Ce dimanche 22 avril, 50 cercles celtiques, toutes catégories confondues, étaient conviés au Palais des Congrès de Vannes pour la première épreuve du Championnat national de danse bretonne.
17 danses étaient évaluées et à l'issue d'une journée d'engagement pour plus de 1 500 danseurs et musiciens, les délibérations des jurés ont conduit à la désignation des vainqueurs ci-dessous pour les différentes danses (classés par ordre croissant des notes).
Félicitations aux meilleurs groupes et bravo à tous les participants pour leur long travail d'apprentissage, les nombreuses répétitions pour être fin prêt le jour J, les prestations de belle facture proposées au public, le défilé dans le centre ville avec en apothéose la danse des mille au pied des remparts vannetais.
Ridée de Guillac : Cercle Celtique Koroll Breizh de Savigny-sur-Orge - 15,67 - Vidéo.
Laridenn mod Baod : Cercle Celtique Ar Korollerien Benoded - 17,08.
Ridée de Peillac : Cercle celtique Breizh Nevez Mûr-de-Bretagne - 18,25 - Vidéo.
Rond Mitaod : Cercle Festerion Ar Brug Pluneret - 18,58 - Vidéo.
Avant-deux de long du pays de Châteaubriant : Cercle Eostiged ar Stangala Kerfeunteun - 18,67 - Vidéo.
Koste 'r c'hoed : Cercle Celtique Ar Korollerien Benoded - 18,83 - Vidéo.
Ridée de Saint-Gildas-de-Rhuys : Cercle  Celtique  Bugale  ar  Gwen  Ty  Uhel Argenteuil - 18,83
Suite Treger : Cercle Celtique Bleuniou Sivi de Plougastel-Daoulas - 18,83
Rond de Landéda : Cercle celtique Kroaz Hent Gwengamp - 18,92
Partez-quatre-chaînez : Cercle Eostiged ar Stangala Kerfeunteun - 19,17
Galop de Basse-Indre : Cercle Celtique Anjelas Duval de Paimpol - 19,17 - Vidéo.
Suite gavotte ordinaire du pays Kernevodez : Cercle celtique Strollad An Tour Iliz Trescalan-La Turballe - 19,17 - Vidéo.
Suite Fisel : Cercle Celtique Kerlenn Pondi - 19,25 - Vidéo.
Laridé de la côte mode Carnac : Cercle celtique Eskell an elorn de Landerneau - 19,33 - Vidéo.
Suite de Châteauneuf : Cercle celtique Kanfarded Sant Evarzeg - 19,48 - Vidéo 2017.
Avant-deux de Ligné-Les Touches : Cercle celtique Strollad An Tour Iliz Trescalan-La Turballe - 19,58 - Vidéo.
Gavotte Pourlet : Cercle celtique Kanfarded Sant Evarzeg - 19,67 - Vidéo 2017


Coup de Cœur du mois d'avril 2018

Il y a un peu plus de 100 ans, le 18 mars 1918, Jean-Corentin Carré, un p'tit gars du Faouët (56) trouvait la mort loin de chez lui à Verdun.

Mais en quoi cette information présente-telle un intérêt ?

L'histoire de Jean-Corentin Carré est, pour le moins, singulière.

Il naît le 9 janvier 1900 au Faouët.

A 12 ans, il est reçu au certificat d'études et devient secrétaire du percepteur. Ce dernier étant muté dans les Basses-Pyrénées, il le suit. 

Lorsque la première guerre mondiale éclate, il écoute sa conscience et n'a qu'une obsession, s'engager. Aussi incroyable que cela puisse paraître, alors qu'il n'a que 14 ans et que l'âge requis est de 17, il parvient à tromper les autorités militaires de Pau en usurpant l'identité d'Auguste Duthoy né à Romilly dans les Ardennes. Ce département étant occupé, aucun contrôle n'était alors possible.

Malgré sa jeunesse, sur le front, il fait rapidement preuve d'un courage et d'un engagement exemplaires. D'octobre 1915 à début 1918, il échappe (miraculeusement ?) aux assauts ennemis, monte en grade et accompli bravement son devoir pour libérer le pays.


En septembre 1917, il obtient son brevet de pilote, distinction très rare à l'époque, l'armée de l'air étant réservée aux fils de généraux, pas à ceux issus du peuple ou de la paysannerie. 

Puis, en janvier 1918, il se retrouve aux commandes d'un appareil dans une unité d'observation. Jusqu'à ce 18 mars où il est abattu par l'ennemi au-dessus de Verdun.

En 1919, le ministre de l'Instruction publique fera diffuser dans toutes les classes du pays une affiche "A la gloire de Jean Corentin Carré" (à découvrir au milieu de cette page). Il faudra, par contre, attendre le 7 mai 1939 pour qu'un monument soit érigé à sa gloire au Faouët.

Dimanche 18 mars 2018, s'y est déroulée une commémoration pour célébrer le centenaire de la disparition du plus jeune Poilu de la Grande Guerre. Elle faisait suite à une visite d'élèves faouëtais dans la capitale. Ils ont notamment participé à une cérémonie de ravivage de la Flamme du Soldat Inconnu en mémoire de Jean-Corentin Carré.

Je vous invite à lire cet article très complet pour découvrir la vie de cet incroyable soldat, vous pouvez aussi consulter cette page qui revient sur la récente commémoration en l'honneur de Jean-Corentin Carré.

Je prolonge ce Coup de Coeur par une pensée pour Monsieur Bernard Loffet, brutalement disparu, ce vendredi. Il était à la fois facteur de diatos et excellent musicien (toujours les pieds nus).  Il était d'une grande simplicité et possédait un registre impressionnant pour entraîner les danseurs comme personne. C'est une perte considérable pour la musique et la culture bretonnes.

Coup de Cœur du mois de mars 2018

Comme beaucoup de jeunes bretons, Louison et Jérôme, 23 ans, respectivement originaires de Brec’h et Pluvigner, sont "montés" à Paris pour travailler. Comme beaucoup d'autres encore, ils se lassent rapidement du rythme boulot-métro-dodo et rêvent de voyages pour des destinations lointaines.

Pour antidote, ils bâtissent un projet qu'ils nomment " Breizh Food Trotters " consistant à parcourir 14 pays, d’aller y cuisiner un plat typiquement breton :  la galette qu'ils présenteront prioritairement dans des écoles, des orphelinats ou dans le milieu associatif. Ils espèrent, ainsi, pouvoir échanger et découvrir de nouvelles cultures et des modes de vie différents.

Leur galette baptisée simplement  BFT, 3 lettres qui rappellent le nom de leur association « Breizh Food Trotters », sera un prétexte pour vivre le moment du repas comme un partage, un moyen de communiquer, de franche convivialité, une immersion culturelle à travers les moeurs et coutumes des différents pays.

Une belle initiative, portée par de jeunes globe-trotters pour franchir les frontières en emportant dans leurs valises un peu de la culture bretonne à destination d'autres peuples. Outre, la gastronomie, ils diffuseront un diaporama animé et ludique sur la Bretagne et son environnement.

Actuellement, ils préparent très sérieusement leur trajet aventureux, ce n'est pas une opération aisée car il faut prendre en compte beaucoup de paramètres comme par exemple les conditions climatiques selon les périodes, les transports et leurs aléas locaux, les conditions diplomatiques, l'évolution politique ou la conjoncture économique...

Après avoir longuement réfléchi, leurs parcours (prévisionnel) est actuellement arrêté comme suit :

    Inde : 4 semaines
    Vietnam : 2 semaines
    Cambodge : 2 semaines
    Laos : 2 semaines
    Thaïlande : 3 semaines
    Malaisie : 2 semaines
    Indonésie : 2 semaines
    Nouvelle-Calédonie : 3 semaines
    Chili : 2 semaines
    Argentine : 3 semaines
    Bolivie : 3 semaines
    Pérou : 3 semaines
    Brésil : 4 semaines
    Mexique : 4 semaines

Pour se donner le maximum de garanties dans la réussite de leur beau projet, ils préparent actuellement ardemment leur parcours détaillé pour chaque pays traversé. Grâce à des outils comme Tripilli ou le site a-contresens.net qui propose un excellent planificateur de voyages, en consultant des guides touristiques ou en échangeant avec des internautes qui leur donnent conseils et avis, ils renforcent leurs connaissances et peaufinent leur parcours.

Vous pouvez suivre leurs réflexions et les avancées de cette fantastique histoire sur leur site ou leur page Facebook, leurs attentes en tous genres pour chacune des contrées visitées.

Mais quand vont-ils réellement partir ? A l'heure actuelle, ils envisagent un départ en novembre 2018.

Une aventure enrichissante qui mérite d'être suivie, souhaitons bonne chance aux deux voyageurs. Vous pouvez les soutenir en laissant un message d'encouragement sur leur site ou leur page Facebook.

Coup de Cœur du mois de février 2018

Parfois, la vie nous réserve d'insolites rencontres... Ainsi mercredi soir 31 janvier, dans la foule des invités aux voeux d'une association bretonne, j'ai découvert un personnage créatif, convivial et drôle.

C'est Joël Auvin, plus connu sous le pseudonyme de Nono. Nous avons échangé sur bien des choses. Au gré de notre discussion, à mon grand étonnement, je me suis aperçu qu'il connaissait très bien mon petit village de Stival près de Pontivy (56). Je n'irai pas jusqu'à dire que c'est un trou perdu mais tout de même. Il m'en a fait une description parfaite à ceci près que nous y avons replongé quasiment 50 ans en arrière. Des noms, des lieux et des événements ont resurgi du passé. Les pièces du puzzle de mon enfance se sont rassemblées grâce à ses récits.

Nono est un dessinateur humoriste né en 1949 à Inzinzac-Lochrist (56). C'est en 1970, sur les murs de la faculté de Rennes qu'il commence à s'exprimer en les tapissant de dessins consacrés aux grèves estudiantines, au FLB, à l'identité bretonne et à sa défense. Il s'intéresse aux festou-noz, aux conflits sociaux ou à la lutte contre l'implantation d'une centrale nucléaire à Plogoff (29). Autant d'occasions de faire la preuve de son talent.

En 1973, le voici professeur de philosophie au lycée de Carhaix (29) puis à Vannes (56) au lycée Charles-de-Gaulle. Peut-être y-a-t-il puisé l'inspiration pour créer des dessins qu'il publiera dans Oxygène, Le Peuple breton, Le canard de Nantes à Brest, Frilouz, Ouest-France.

Aujourd'hui, il commente à sa façon l'actualité dans  le Télégramme sur cette page quotidienne ainsi qu'hebdomadairement sur le site de Paris Breizh Media. Ne vous privez pas de découvrir régulièrement ses petites perles pour rigoler un bon coup !

Il a aussi illustré de nombreux ouvrages d'Hervé Lossec, notamment les tomes 1 et 2 des célèbres "Bretonnismes", mais aussi "Des 7 péchés capitaux à la mode de Bretagne", de "Ker et les bretonsampouezh saocisse", de "Les histoires vraies", d' "Insultes, jurons et autres amabilités bretonnes" et de "Ma doue benniget !", pour apprécier son regard sur la Bretagne, consulter ce blog.

Coup de Cœur du mois de décembre 2017

La proximité des fêtes de fin d'année réveille en moi l'envie de vous faire découvrir (ou redécouvrir) L'Ensemble Choral du Bout du Monde.

C'est un groupe qui a été fondé en 1977, il rassemble plus de cent choristes et une dizaine de musiciens originaires d'une quarantaine de communes du Finistère. La vocation première du groupe est de promouvoir la langue bretonne à travers un répertoire varié et riche de nombreuses créations.

J'ai eu la chance d'assister à une de ses sorties en l'église Saint-Eustache à Paris le 18 décembre 2010.

J'en conserve un souvenir ému et inoubliable empreint de merveilleux, rêveries et plaisir.

L'Ensemble Choral avait produit ce soir-là un spectacle articulé autour de son album intitulé NEDELEG consacré aux Noëls celtiques d'hier et d'aujourd'hui.

Prêtez une oreille attentive au magnifique chant kabyle "Karou" adpaté en breton sur la page d'accueil du site de l'Ensemble Choral.

Sur cette page, vous pouvez découvrir la discographie du groupe et écouter de nombreux extraits sonores.

Une écoute qui vous donnera peut-être l'envie d'assister à une représentation pour goûter la qualité et la variété du répertoire de la chorale Sa prochaine sortie est programmée à l'église de Pleyben (29) pour un concert de Noël, dimanche 17 décembre à 16h30.

Bonne écoute que vous pouvez aussi compléter par les nombreuses vidéos figurant sur Internet.

Coup de Cœur du mois de novembre 2017

Un Coup de Cœur mérité à David Guillemet, agriculteur à Ploërdut (56).

Il est autiste Asperger (forme d'autisme sans déficience intellectuelle ni retard de langage qui se traduit  par un désordre du développement affectant essentiellement la manière dont les personnes communiquent et interagissent avec les autres).

Se voyant refouler d'un peu partout (le handicap fait peur ou gêne), il a créé sa propre activité dans un secteur qui le passionne tout  en lui permettant de surmonter son handicap.

Non certainement sans difficultés, en 2014, il a prit les rênes d'une exploitation agricole sur laquelle il élève une centaine de vaches Salers en agriculture biologique.

Dans le contexte agricole actuel, cela constitue déjà un sacré défi mais sa motivation ne s'arrête pas là.

Il a aussi intégré à son projet professionnel une activité, plutôt un dévouement, en accueillant des apprentis et des stagiaires en situation de handicap. Pour leur offrir la possibilité de se former aux métiers de l'agriculture. Chez David, ils peuvent recevoir une formation, acquérir une expérience professionnelle et espérer fonder leur propres exploitations. Et... peut-être, aider à leur tour des personnes handicapées.

David a réalisé seul, avec ses propres finances, et en réinvestissant les bénéfices tirés de son exploitation le montage de ce merveilleux projet.

Pas de subventions ou de soutien de l'administration ou encore des médias si prompts pourtant à mettre à la Une et à s'émerveiller dès qu'un artiste, une star, un sportif renommé a un geste en faveur d'une association ou créé une fondation. Mais c'est vrai qu'ici, on est dans l'anonymat total et ce ne serait sans doute pas compatible avec les lois du Dieu Audimat.

Cela n'a pas empêché David, de développer son élevage, d'adapter l'outil de travail aux handicaps de ses stagiaires (facilité d'usage, sécurité et respect de la règlementation), bâtir des structures d'hébergement et de restauration.

En retour de son implication, il est sollicité par de nombreuses familles ayant des enfants en situation de handicap. Son planning est complet jusqu'à août 2018 !

Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes ?

Hélas, non, car son troupeau est frappé par le botulisme. Il s'agit d'une bactérie qui prolifère dans les cadavres en décomposition et fabrique une toxine très puissante qui se répand dans les végétaux et les cours d'eau. Elle agit en bloquant l'influx nerveux des animaux qui présentent alors des signes de paralysie (perte d'appétit, démarche vacillante, chute, le bovin reste couché, difficultés pour mastiquer et avaler...).

40 femelles ont déjà été abattues. Soit une perte sèche de 185 000 € pour l'exercice 2016, David a donc dû se résoudre à placer son exploitation en redressement judiciaire pour tenter de sauver le résultat de ses investissements et de son abnégation.

Alors, impossible de réussir à mener à son terme un si beau défi ? Il faut souhaiter que non et qu'une chaîne de solidarité se mettra en place pour aider ce Monsieur animé d'une si grande générosité.

N'hésitez pas à découvrir le projet complet de David sur le site de sa ferme. 

Coup de Cœur du mois d'octobre 2017

Coup de Cœur un peu tardif certes mais tellement mérité. Il est adressé à Jacqueline et Patrick Lecaudey-Le Guen qui durant 45 années ont tenu avec une passion sans limites la boutique Coop Breizh de Paris. En effet, le célèbre commerce a cessé de fonctionner le 5 août dernier pour offrir à ses dirigeants une retraite bien méritée.

Au 10 rue du Maine, au cœur du 14ème arrondissement, celui des bretons, ils ont fait vivre la Coop Breizh "parisienne" en y mettant toute leur énergie et leur amour de la culture bretonne et celtique. Combien d'échanges et de partages autour des livres, publications, disques, bijoux et nombreux objets artisanaux n'ont-ils eu ? Nombreux ont été les visiteurs qui ont pu profiter de leurs connaissances. Jacqueline a d'ailleurs été récompensée par l'Institut culturel de Bretagne (ICB) lors d'une cérémonie au Château des Ducs de Bretagne, à Nantes, le 15 novembre 2014, du Collier de l'Hermine pour son engagement en faveur de la région symbolisé notamment par ses années de présence dans la boutique du 14ème.

L'arrêt de leur activité coïncide avec le 60ème anniversaire de la Coop Breizh dont le siège se situe à Spézet (29). L'entreprise exerce dans les domaines de l'édition, de la production discographique, de la diffusion et la distribution à travers des thèmes divers touchant à la Bretagne, au monde maritime et aux pays celtiques.

Soyons assurés que ce n'est pas sans un certain pincement au cœur, qu'ils ont tiré une dernière fois le rideau de leur boutique entraînant cette véritable institution bretonne dans le vaste livre des souvenirs. Il n'y avait semble-t-il pas de repreneur. Ils n'en ont pas pour autant coupé les liens avec la Bretagne et ses trésors culturels.

Vous pouvez consulter la page Facebook de leur Coop Breizh pour découvrir son histoire récente ou vivre un instant de nostalgie.

Coup de Cœur du mois de septembre 2017

Mon Coup de Coeur est marqué par le sceau de la rentrée scolaire.

Un enseignant breton, Erik Kermorvant, professeur de mathématiques à Vannes est l'inventeur d'une nouvelle équerre baptisée EKER. La sienne compte deux côtés, au lieu de trois et permet d'être plus précise.

Passera-t-il à la postérité ? Va-t-il révolutionner la géométrie ? Devenir LE génie "breton"des temps modernes ?

Sans doute pas mais son invention revisite un outil vieux de plus de 4 000 ans (c'est pas rien quand même).

Ça mérite un beau coup de chapeau. Sans compter que cette trouvaille va peut-être aider de nombreux écoliers à s'extirper des griffes d'horribles traquenards mathématiques tendus par des enseignants toujours capables de créer d'incroyables problèmes objet des pires turpitudes.

L'article et la vidéo de l'EKER sont à découvrir ici.

Coup de Cœur du mois d'août 2017

Coup de Cœur à une oeuvre à la fois d'art et technologique.

À Ploërmel (56), dans la cour de la maison-mère des frères La Mennais est édifiée une des rares horloges astronomiques de France. C'est un ouvrage monumental construit entre 1850 et 1855 par le Frère Bernardin avec ses étudiants pour les besoins de ses cours d’astronomie. Elle indique l’heure solaire,la date du jour, les fuseaux horaires, la position du soleil par rapport à 7 planètes (planétarium).

Ce remarquable chef-d'oeuvre d'horlogerie, de mécanique, et de robustesse, comporte pas moins de 200 pignons qui commandent d’une part 10 cadrans et d’autre part le système solaire. Elle a été classée Monument Historique en 1982.

N'hésitez pas à consulter cet article pour découvrir la formidable histoire de cette phénoménale horloge (je ne peux tout retranscrire dans cet article).

Horloge Astronomique du Frère Bernardin

Place la Mennais

56800  Ploërmel

Tél. : 02 97 74 06 67


Si vous passez par Ploërmel pour voir l'horloge, profitez-en pour vous rendre sur le site de la La Colonne des Trente située au lieu-dit « la Pyramide » sur la commune de Guillac le long de la N24. Elle commémore le Combat des Trente (1351) au chêne de Mi-Voie entre Josselin et Ploërmel, où trente chevaliers bretons sous le commandement de Jean Beaumanoir l'emportèrent sur trente combattants anglais, allemands et quatre bretons.

En savoir plus sur le Combat des Trente sur cette page richement documentée.

Enfin, si vous manquez d'idées ou si vous souhaitez conseiller des personnes de votre entourage, vous trouverez sur ce lien un inventaire de sites bretons d'intérêt les plus divers (sites historiques, parcs d'attraction, musées, jardins, monuments, sites religieux, points de vue...).
Que faire et voir à Bretagne : Top 10 des choses à faire en 2017

Coup de Cœur du mois de juillet 2017

Le Coup de Cœur de ce mois s'est imposé de fait. Impossible, en effet, de passer à côté de la mise en service commerciale de la LGV.

La ligne à grande vitesse (LGV) Le Mans-Rennes a été inaugurée ce samedi 1er juillet. Elle placera Rennes à moins d’1h30 (contre plus de 2 h actuellement) et la pointe bretonne à 3h30 de Paris. En moyenne, toutes les villes à l’Ouest de la capitale bretonne gagneront 45 mn de trajet. Une petite révolution !

Le TGV Atlantique circulera aujourd'hui entre Paris et Rennes pour un voyage inaugural de la nouvelle LGV Le Mans-Rennes.  Cette arrivée dans la capitale bretonne sera saluée par la projection d’une carte géante affichant les nouveaux temps de parcours dans les principales villes de Bretagne, trois expositions autour de la LGV et de la grande vitesse et la première projection du  spectacle son et lumière « Attention au départ ! » sur l’histoire de la grande vitesse en Bretagne (puis durant tout l’été sur le Parlement de Bretagne).

C'est une étape historique pour cette région péninsulaire, la nouvelle offre TGV et TER redessine totalement la carte régionale. Grâce à cette accessibilité revisitée, la région attend beaucoup en retombées économiques et touristiques et espère conforter son attractivité.


Depuis le 2 juillet, le gain de temps permis par la ligne à grande vitesse (LGV) Le Mans-Rennes rapproche à la fois Rennes et toute la Bretagne de Paris et des grandes villes d’Europe. Avec 182 km de ligne nouvelle sur laquelle le TGV roulera à une vitesse 300 à 320 km/h  (6 TGV duplex / jour à 320 km/h et le reste à 300 km/h), la LGV fera gagner 39 mn entre Paris et Rennes. Mais pas seulement : on gagnera aussi entre 45 à 50 mn en moyenne entre la capitale et toutes les gares à l’Ouest du territoire.

Quelques exemples :

La LGV, c'est 3h31 pour Quimper et 3h 25 pour Brest (le vendredi 1 TVG Paris-Quimper en 3h16 et 1 Paris-Brest en 3h13). Elle réduira aussi le temps de trajet pour les autres villes de Bretagne : 2h43 pour Dinan, 2h34 pour Guingamp, 2h06 pour Redon, 2h29 pour Vannes et 2h56 pour Lorient, 3h05 pour Loudéac, 3h13 pour Lannion et 3h03 pour Morlaix…

Se rendre en Bretagne n'a jamais été aussi rapide, en voiture donc !

Source : site de la région Bretagne.

Coup de Cœur du mois de juin 2017

A l'occasion de précédents Coups de Cœur, je vous ai fait découvrir des sites reflétant particulièrement la richesse culturelle de la Bretagne. Véritables encyclopédies numériques, elles regorgent de ressources de toutes sortes à travers les âges, les lieux et les générations. Ainsi, si vous cherchez des réponses à vos questions ou bien si vous ne savez pas comment occuper une soirée, consultez :
 
- Dastum qui promet un voyage dans le patrimoine oral et musical de Bretagne ;

- Bretania initié par la Région Bretagne et animé par l’association Bretagne Culture Diversité (BCD) nous emmène à la découverte des trésors bretons à travers un important volume de documents numérisés.

- Heritaj, inventaire scientifique du patrimoine vestimentaire et dansé de Bretagne.

- KuB, média transversal, il fait cohabiter la danse contemporaine et le fest noz, la BD et la poésie, le rock et la photographie...


C'est donc un vaste et considérable fonds documentaire qui est mis à notre disposition, il vient encore d'être valorisé par l'arrivée d'un nouveau portail : patrimoine.bzh.

C'est l’histoire de la Bretagne et de son riche patrimoine architectural et mobilier racontée en images. Ce projet est à l'initiative de la région et prend la forme d'une base de données  en ligne alimentée par plus de 500 000 clichés argentiques et numériques collectés depuis 1964, date de la création du service Inventaire de Bretagne par le ministre de la Culture de l’époque André Malraux.

Ainsi des clichés, pour certains âgés de plus de 50 ans, et  réservés jusqu’ici à des spécialistes, des érudits, des éditeurs (ou encore à la gendarmerie, en cas de vols), sont désormais accessibles à tous. Prises de vues de bâtiments, cartes postales, photos anciennes, plans d’architecte ou de cadastre, textes descriptifs… constituent une mine de ressources sur le territoire breton.

Le portail patrimoine.bzh classifient les données en 130 000 dossiers regroupant des informations historiques ainsi que de nombreuses observations relatives à la datation, aux matériaux, au statut de la propriété, à la nature de la protection des édifices répertoriés, à l'intérêt de l’édifice ou de l'objet et sont abondamment illustrés.

Il est complété par l'espace phototheque-patrimoine.bretagne.bzh pour un téléchargement gratuit (voir politique de droits d'auteur sur le site) d'une grande partie des clichés en ligne. Ils sont environ 10 000 actuellement mais il est prévu d'en proposer près de 180 000 fin 2017. Ils relatent l'architecture Bretonne en couvrant notamment le mobilier, les fermes, les chapelles, les maisons remarquables, les commerces et d'autres encore.

Avec un peu de chance, vous allez voir revivre des lieux aujourd'hui transformés quand ils n'ont pas totalement disparus...

Coup de Cœur du mois de mai 2017

Encouragement à une initiative menée par la confédération Kendalc'h. Le projet Heritaj consiste en un inventaire scientifique du patrimoine vestimentaire et dansé de Bretagne.

Il conduit à la réalisation d'une encyclopédie sous forme de fiches thématiques relatives aux danses et costumes bretons. C'est le résultat de près de 70 ans de collectage dans chacun des 46 terroirs de Bretagne. En effet, beaucoup de vidéos et d’écrits ont été accumulés par Kendalc’h et ses adhérents depuis près de 70 ans. Le Carton voyageur à Baud (musée de la carte postale), Dastum à Rennes, la confédération War'l Leur à Riec-sur-Belon et le Festival de Cornouailles à Quimper ont apporté leur concours.

L'encyclopédie est disponible sur cette page en différent formats (fiche individuelle terroir, costume ou danse avec ou sans CD, fiches par lot ou classeur).

Un site Internet vient enrichir les fiches par des documents audios et vidéos. Il comporte aussi une rubrique "Premiers pas en fest-noz", un focus mensuel sur une danse et un costume (avec accès réservé aux abonnés).


Date de création : 09/06/2017 10:19
Dernière modification : 02/10/2018 00:00
Catégorie : Bretagne - Découvertes
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